Nous avançons tous vers le Royaume de Dieu. Cela n’est pas un chemin temporel, mais existentiel. Le Royaume de Dieu ne se situe pas dans le temps ou l’espace mais en nous, au fond de nos entrailles. Aussi, il est mal approprié de dire pour ceux qui sont décédés « nés au Ciel » car la « naissance au Ciel » a lieu le jour de notre baptême. Ceux qui meurt physiquement n’iront pas forcément au« Ciel », c’est-à-dire dans la plénitude de la Révélation de Dieu. Nous ne pouvons affirmer que tous ceux qui meurt vont « au Ciel » car cela ne peut se faire sans la volonté libre et existentiel de chacun. Nous ne pouvons affirmer une telle chose mais l’espérer. De même, ce n’est pas parce-que nous sommes « né au Ciel » le jour de notre baptême que nous irons forcément « au Ciel » après notre mort. Cette naissance au « Ciel » doit avoir lieu sur cette terre. Nous naissons « au Ciel » sur la terre et si nous ne le faisons pas en ce monde, cela n’adviendra sûrement pas dans l’autre : « Convertissez vous car le Royaume de Dieu est proche » Mt IV (12-17) crie St Jean-Baptiste dans le désert : Ne sommes nous pas actuellement en plein désert ? Nous confondons la vie terrestre à la vie du « Ciel » et la mort à la « naissance au Ciel ». N’est-il pas bien pratique de reporter à plus tard, c’est-à-dire après la mort, notre conversion ? Beaucoup pense à tort qu’ils vont commencer à vivre pleinement leur vie terrestre à la retraite et d’autres vivre pleinement leur vie céleste après la mort : Mais sûrement cela sera trop tard ! « Que ceux qui ont des oreilles pour entendre, entendent ! » Mt XIII 9
chapiteau de Paray-le-Monial