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les icônes hérétiques

Article publié le jeudi 8 décembre 2016 par Jean-Baptiste

Il n’est pas nécessaire d’être hors de l’église orthodoxe pour écrire des œuvres qui sont un contre témoignage à l’essence même de cette foi.

Depuis les origines de l’art iconographique, les chrétiens se sont battus pour définir une image qui corresponde à l’éthique de leur foi, c’est-à-dire "divino-humaine".
Nous avons vu que lorsque l’église perdait sa foi eschatologique et qu’elle se conformait à un témoignage ancré et dépendant du temps (chronos) son iconographie devenait également temporelle et perdait le contenu de son essence, c’est-à-dire la participation à une réalité qui fait partie de ce temps (le "hinc") mais est en accomplissement au-delà de ce temps (le "hunc").

Malheureusement, ce témoignage humaniste fleurissant à la Renaissance, qui était le renouveau de la pensée humaniste, refait surface dans les représentations orthodoxes de manière récurrente. Nous ne pouvons accepter, en tant que chrétien, cette représentation qui atrophie le témoignage de la foi.


tableau de St Jacques


tableau de St Tropez

Les deux tableaux (faussement appelés "icônes") offerts par l’église orthodoxe russe à la ville de St Tropez sont encore une douloureuse forme de contre-témoignage de l’orthodoxie de l’église orthodoxe.

En effet, leur élaboration technique magnifique ne remet en rien le fait qu’ils sont des représentation d’une humanité terrestre (qui est morte dans le tombeau) et non d’une humanité que la chrétienté a voulu représentée ressuscitée.
Les corps sont représentés dans la temporalité charnelle (nuages, vêtements naturalistes, expression humaine, perspective, ombre etc...).

Ainsi, actuellement, nous assistons à une forme de témoignage façon "salade russe dîte "Olivier" (qui ressemble à la salade "macédoine") dans laquelle sont mélangés tous les ingrédients de l’histoire sans tenir compte de leur orthodoxie.

Nous avions déjà découvert cela dans l’iconographie de la cathédrale du Saint Sauveur récemment reconstruite à Moscou dans laquelle la seule forme d’iconographie orthodoxe est une icône canonique offerte par les catholiques de Rome !

Nous vivons une époque de syncrétisme iconographique historique dans laquelle les plus ignorants sont souvent les plus hautes instances de l’église (tant orthodoxe que catholique).

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