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Vercors sacré

Article publié le mercredi 28 septembre 2016 par Jean-Baptiste
Mis à jour le jeudi 29 septembre 2016


Bénédiction des icônes terminées lors de la session du mois de juillet

L’action iconographique est le résultat de l’intercession.
Elle ne peut être envisagée hors d’un contexte d’intercession. C’est pourquoi, peindre une icône est un acte propre à l’Eglise (au sens eschatologique et non seulement institutionnelle du terme) car elle est le lieu d’intercession, le lieu de réunion de la "race" humaine à l’image et à la ressemblance de son Créateur.
Elle est le corps de l’Esprit qui crie vers le Père "Abba Père" !
Prier dans l’Eglise, c’est sortir de soi et rechercher l’amour de l’autre. Ce mouvement exprime l’élan d’intercession dans lequel l’acte iconographique prend racine dans l’Esprit.
C’est pourquoi, peindre des icônes hors du corps de l’Eglise n’est pas envisageable car seule la prière dans l’Esprit peut réunir les personnes et les faire participer à l’unité intra-divine de la Trinité.
En ce sens, le message iconographique rayonne comme un message de Vérité universelle
L’homme est l’image de la Trinité, Père, Fils et Saint Esprit et l’on ne peut envisager l’image de l’homme seulement en rapport avec l’image du Fils incarné.
Pour autant, rendre présent Dieu le Père au travers de l’image du Fils est une "hérésie" car elle ne peut contenir Celui qui est inaccessible, contrairement au Fils qui s’est fait petit dans le sein de la Vierge.
De même, représenter l’Esprit sous forme de colombe hors du contexte dans lequel Il est apparu sous cette forme, c’est-à-dire au Baptême’ est une "chosification" de la Personne de l’Esprit
La non-représentabilité de la Personne de l’Esprit et de la Personne du Père Inaccessible est le fondement même de la représentation de la Personne du Fils.

Les moments passés ensemble, cet été, dans la participation liturgique, nous permettent de vivre, élèves catholiques et orthodoxes, les sessions comme une expérience vivante à l’unisson de la sacramentalité trinitaire (en dehors de l’eucharistie) de l’église indivise.

Forum de l'article

  • Vercors sacré
    6 octobre 2016, par LAURENT MARIE DOM

    J’ai un peu honte d’être passé à côté du sens de l’Icone et de l’Iconographie .Je ne voyais dans notre Icône restaurée par vos soins qu’une belle oeuvre d’Art porteuse de souvenirs personnels.Nous avons enfin compris notre hérésie depuis votre très belle restauration ...et vos textes d’une grande clarté et d’une grande profondeur .
    Ce que j’apprécie chez Jean-Baptiste , c’est sa capacité excellente à présenter des sujets d’une grande difficulté avec beaucoup de simplicité et de limpidité .Pendant toute ma Vie je n’ai rien compris à la Trinité et à l’esprit Saint...lamentable je sais !!!
    Ma rationnalité extrême m’empêchait de dépasser le mystère
    de l’incompréhensible... Dieu !!!lorsqu’on a compris qu’un saut de type ’ pari pascalien ’est à faire pour accéder à la Foi ...et qu’on
    peut ensuite continuer dans la rationnalité ....tout devient clair
    et évident .Merci de la part d’un Catholique de forme et d’éducation qui a fait
    un grand pas grâce à vous .
    Les petites ’guerres’ entre orthodoxes et catholiques sont puériles et vous m’avez énormément apporté en peu de temps et ce , sur la fin de ma Vie ...vous les Orthodoxes .
    Depuis quelques années je m’étais réfugié dans les grands textes de E. LEVINAS , très grand philosophe Juif ...où le
    mystère s’éclaircissait un peu ...mais vous venez de compléter ma réflexion drastiquement .Je suis très apaisé
    enfin ....
    Dominique Laurent


  • Vercors sacré
    10 octobre 2016, par Myriam Cériez

    Bonsoir,
    En consultant des livres à la recherche de projets futurs,j’ai trouvé dans un livre d’Egon Sendler,une représentation de ce qui pourrait être une Trinité.Cette icône s’appelle "la Paternité" elle est du XIV ème et on peut la voir à la galerie Trétiakov de Moscou (ou sur internet !)
    En continuant mes recherches, dans un autre livre,je suis tombée sur un chapître qui reprenait les arguments de Jean-Baptiste.

    Si j’étais intéressée par cette représentation ,c’est que nous avons en France des représentations qui ressemblent.
    Par exemple ,à Rumengol,en Bretagne,il y a une statue de Dieu le Père qui soutient son Fils descendu de la Croix avec le Saint-Esprit représenté par une colombe au-dessus.
    Bonne soirée et bonne écriture .
    Myriam


    • Vercors sacré
      6 décembre 2016, par Jean-Baptiste

      Bonjour Myriam, je n’ai lu ton texte que maintenant car il était dans le système de l’ordi et n’apparaissait pas. Oui, ce type de représentation de la paternité et une des conséquences de la théologie "filioquiste" qui aborde la Trinité en mettant en priorité l’événement de l’incarnation. Ainsi, par la voix "incarnée", c’est-à-dire l’image, nous atteignions le mystère divin allant jusqu’à représenter par cet événement ce qui ne l’est pas, c’est-à-dire le Père. Cette théologie, origine de la Renaissance et de la théologie des Lumières et revenu en Orient par divers courant et s’est retrouvée représentée sur les icônes, ce qui en fait de très belles icônes "hérétiques".

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